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 [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen

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Kuss013

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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyMer 30 Juin 2010 - 20:50

Bah en fait, la suite est déjà dispo ^^
Mais bon, peut-être que je vais attendre que d'autres lisent cette partie, déjà
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CloW'

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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyMer 30 Juin 2010 - 20:51

Moh... ^^
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Kuss013

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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyMer 30 Juin 2010 - 21:14

Héhé
Est-ce du chantage?
Mouais, peut-être Very Happy
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Kuss013

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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyJeu 1 Juil 2010 - 19:41

Kapitel 4

A chaque page de son journal qu’il tenait presque quotidiennement, j’essaie de rattacher ce que mon frère raconte à ce qu’il a vécu. Cela me paraît si étrange, si différent. Tom voyait en moi toutes mes émotions ; en tous cas, beaucoup plus que moi en lui. Il a su dès le début que j’essayais de cacher ma douleur, de faire bonne figure. Je sais maintenant que cela ne marchait pas.
" Samedi 26 Janvier
Je crois que je n’aurais jamais dû le lui cacher. Sa réaction est trop difficile à supporter maintenant. Je le vois, tordu entre le désir de m’en vouloir et la peur de me voir partir qui l’oblige à rester près de moi alors qu’il voudrait fuir, me montrer combien il m’en veut. Aujourd’hui, il n’arrivait pas à chanter en studio, il n’était pas dedans. Tout est différent pour lui à présent. Il ne se comporte plus de la même manière, il ne me taquine plus, ne me bouscule plus. Je ne veux pas perdre mon frère, et je ne veux pas qu’il se perde lui-même. J’espère que ce sera juste passager."
" Mardi 29 Janvier
Bill a plus peur que moi. En un sens, je le comprends. Moi aussi, j’ai plus peur pour lui que pour moi en temps normal. Mais là, c’est vrai que je flippe. Je savais que j’étais séropositif, mais être sidéen… c’est autre chose. Je crois que je ne me rendais pas compte. J’aimais juste Alina, et je l’aime toujours. Je suis comme ça : quand j’aime, je donne tout. C’est bête que je m’en rende compte maintenant, mais pxtain, c’est tellement vrai… Et pourtant je crois que pour une fois, je suis allé trop loin. Bill ne me le pardonnera jamais. Combien de temps me reste-t-il ?… "
" Mercredi 30 Janvier
Bill a croisé Alina aujourd’hui ; j’ai cru qu’il allait la tuer. Cela m’a fait mal au fond de moi, mais je n’ai même pas pu réagir. J’ai lu sur son visage à elle la peur et la colère envers moi, et sur celui de Bill la haine et le désespoir. Et moi j’étais là, au milieu de la rue, sans pouvoir rien faire. Je ne pouvais pas choisir, je ne voulais pas choisir. Je crois que Alina ne m’en voudra pas, pas après tout ce que je lui ai dit. Et Bill… on verra.
Pourquoi suis-je tombée dans tout cela ? Je ne demandais qu’à rendre ma vie de musicien mondialement connu un peu plus normale, un peu plus cadrée. Et maintenant, je compte les secondes. Tant que je ne fais pas trop d’efforts physiques, tout va bien. Mais la dernière tournée m’a épuisé. J’aimerais tellement remonter sur scène… "
Je sens ma bouche sourire lorsque mon frère fait preuve d’autant de perspicacité à mon égard. Finalement, ce qu’il retenait de moi, c’était tout ce qu’il avait déjà eu l’occasion de découvrir au fil des ans à mes côtés. Tout était simplement exagéré, amplifié, mais finalement, ce n’était que moi. Pourquoi n’ai-je pas compris plus tôt ? Tom, je ne me connais plus sans toi.
Le récit de nos quotidiens parallèles continue de défiler sous mes yeux et dans ma tête. Mon frère me paraît soudain tellement plus mûr, tellement même que j’ai peur de ne pas avoir été à sa hauteur ; et pourtant, ses phrases me rassurent. Je sais que ces messages m’étaient destinés. Lorsque j’arrive à la date du 18 Juillet, mon cœur fait un bond. Je connais tellement cette date sinistre… J’ai envie de pleurer. Je hais cette date.
" Mercredi 18 Juillet
L’annonce officielle de la séparation du groupe a été faite ce matin sur la radio allemande et fut relayée par les stations du monde entier. Ca y est. Pour l’extérieur, Tokio Hotel n’est plus. C’est tellement difficile de voir des fans qui s’affolent déjà sur mon blog, qui nous supplient de nous reformer, qui nous menacent. Mais si elles savaient… Si seulement elles savaient que ce choix nous est imposé par ma faute. Je voudrais leur dire que je m’excuse, mais il faudrait leur expliquer. Et je n’ai pas envie de m’excuser, d’ailleurs. M’excuser de quoi ? J’ai voulu être heureux ; c’était quitte ou double. Personne n’est gagnant dans tout cela, même si Bill pense que Alina si. Moi je sais que non. Pourquoi ne comprend-il pas ?
Tokio Hotel me manque déjà. Je me sens tellement mal d’être le responsable de cette séparation. On a du simuler un clash au sein du groupe pour taire mes problèmes médicaux. Mais avec toutes ces fans qui nous suivent, partout, la vérité éclatera bientôt. Et après ? De toute façon, Bill n’est plus lui-même. Il n’écrit plus, ne sourit plus. Il ne chante plus. Combien de temps me reste-t-il avant de devoir partir définitivement à l’hôpital ? Je ne sais pas à quel stade j’en suis. Quel m*rde, ce truc. Je vais avoir du temps pour lire toutes ces lettres que j’ai reçues et auxquelles je n’ai jamais pu répondre. Rien que les compter me prendrait toute une semaine. Mais c’est tout ce qu’il me reste à part ma guitare. C’est Gustav qui a du faire l’annonce. David a du juger que, parce que c’était lui qui était le plus en retrait, on le croirait.. D’une certaine manière, cela me blesse de voir toutes ces filles qui nous ont toujours soutenu et qui aujourd’hui croient si facilement à un clash entre nous. En fait, elles n’en savent rien.
Il faut que je me ressaisisse. Il va falloir que je m’habitue à tout cela. Que j’assume. Que je supporte le regard de Bill, et que je ne le supplie pas de me pardonner alors que je sais déjà que c’est sans espoir. "
Tom… J’aurais du t’envoyer une lettre, moi aussi, pour te dire que je t’aime. Tu l’aurais peut-être lue, et tu aurais peut-être su que je ne t’en veux pas. Tom, si tu m’entends, c’est cela qu’il faut que tu saches. Pardonne-moi de n’avoir pas su garder mon rôle au sein du groupe. Pardonne-moi de n’avoir pas plus chanté pour toi.  " Entschuldigung, Tom…"
Je n’ai pas la force de continuer ma lecture pour le moment. Mon portable indique qu’il est 17H25 ce dimanche 19 Avril. Ai-je mis tellement de temps à ne lire que la moitié du cahier, à relire certains passages, encore et encore… ? J’essaie de me relever. La pièce tourne autour de moi. Depuis quand n’ai-je pas mangé? Au moins deux jours je crois. Boire est tellement plus facile, cela passe tout seul. Je fais l’effort de me lever et j’avance d’un pas lent vers la cuisine. J’attrape un paquet de chips dans le premier placard venu et grignote mon repas, parce que Gustav va m’engueuler demain s’il voit ma poubelle vide. Je mange aussi une crème au chocolat –elle est peut-être périmée, je m’en fiche – et jette tout dans l’émonctoire. Dans la corbeille au dessus du réfrigérateur, je vois cette pomme qui trône, seule ; je crois l’avoir achetée avant-hier. J’ai fortement envisagé de croquer dedans et de me laisser aller à une réaction allergique sans précédent, ce qui aurait entraîné une mort on ne peut plus conne mais, au moins, originale. Ce ne sera pas pour aujourd’hui. Il me reste trop de choses à lire. Je repense à ces lettres écrites de la main de la fille… Tom lui en a-t-il écrit aussi ? Peut-être n’était-elle pas si malintentionnée après tout. Je n’en sais rien, je ne le saurai jamais. Elle n’en est pas moins responsable. Elle l’a encouragé dans son histoire malgré tous les risques, malgré le prix à payer, et cela fera pour toujours d’elle mon ennemie sur Terre. Rien n’aurait pu m’arriver de pire. Mais peut-être qu’à la fois rien n’aurait pu arriver de mieux à Tom. Elle est celle qui nous a séparés. Nous serions-nous séparés un jour ? Peut-être. Mais pas si violemment. Pas comme ça. Non. Certainement pas comme ça.
Je n’ai plus faim. D’un geste machinal, j’ouvre le frigo, prends la bouteille de bière et la décapsule. Le liquide s’engouffre dans ma gorge comme une bouffée d’air qui coulerait dans mon sang, et cela me fait du bien. Je ne sais pas quoi faire. Mes jambes interminables m’entraînent dans le salon. Il n’y a vraiment rien à faire. Je voudrais que maman appelle. Peut-être que je pourrais le faire. Je fouille dans le minibar à la recherche d’une autre bouteille. Il n’y a plus rien à boire, malgré la quantité impressionnante d’alcool que j’ai achetée la semaine dernière. J’attrape une paire de lunettes de soleil et une casquette, ma veste en cuir, mes clés, un sac. Mon portable sonne. Gustav.
" Allo ? dis-je en décrochant.


  • Bill, c’est moi. Comment tu vas ?
  • Comme d’habitude. Enfin non, mais je ne veux pas en parler au téléphone, donc…
  • Je peux passer ?
  • Heu… j’allais sortir, là, répondé-je en ouvrant la porte.
  • Tu vas où ? demande-t-il d’un ton un peu étonné.
  • Heu… quelque part. Passe ce soir, si tu veux. Neuf heures, ça va ?
  • Ca marche. A tout à l’heure.
  • Ouais "
Bip. Bip. Bip. J’ai trois heures pour trouver quoi dire à Gustav, et comment le dire. J’espère que tous les magasins ne seront pas fermés, aujourd’hui. Je vais vraiment avoir besoin d’alcool.
A suivre...
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_Karo'_
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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyVen 2 Juil 2010 - 7:13

Retard rattrapé !
J'adore, ta fic' est vraiment touchante...
Suite
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Georglicious

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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyVen 2 Juil 2010 - 7:53

Rohh !! ^^ jaime trop cette fic .. mais voir les jum séparer.. jaime pas trop ..c'est trop triste .. :=(:

Aller Suite ! ^^
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Kuss013

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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyVen 2 Juil 2010 - 19:05

Voilà la suite qui arrive !
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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyVen 9 Juil 2010 - 19:05

Kapitel 5
L’alcool me donne chaud, mais la pierre fraîche de la tombe calme mes bouffées de chaleur. Je résiste plutôt bien, maintenant. J’ai bu juste assez pour me sentir bien et fatigué, et pour passer le temps. Il est 20h30. Tom, j’ai trouvé ton journal. Enfin. Tu es tellement plus présent, tout à coup. C’est ridicule. De toute manière, tu es toujours dans ma tête, quoi que je fasse, où que j’aille. Cela me fait du bien, merci, Tom. Il reste toute la seconde moitié, et puis ces lettres que je n’ose pas lire. Je crois que j’ai peur de me rendre compte qu’elle méritait que tu l’aimes. Je ne suis pas prêt pour l’instant. J’hésite à raconter ce que tu m’as laissé à Georg, Gustav et Andreas. Ils en ont sûrement un peu besoin aussi… mais d’un autre côté, je n’ai pas envie de partager ce qu’il reste de toi ; je veux te garder rien que pour moi. Tom, je voudrais revoir ton visage et réentendre ta voix. Si ca se trouve, je vais finir par regarder les interviews que l’on a faites ensemble. Pff, je suis pathétique. Je ne vaux pas mieux que tes groupies. Il faut que je rentre, maintenant, je dois retrouver Gustav. Il faut que je me débarrasse de cette bouteille vide, au passage, sinon je vais encore avoir droit à sa leçon de morale. Je ne sais pas ce que je dois lui dire. Tom, qu’est-ce que je peux lui dire ?… Au revoir, Tom. Si ça s’est mal passé, tu le sauras vite.
En me relevant, je remarque que de nouvelles fleurs ornent la tombe de mon frère. Je sais de qui elles viennent. Bon… Elles sont jolies.
Gustav n’est pas encore là. Je vais en profiter pour me brosser les dents et me passer un peu d’eau sur le visage. On ne sait jamais. Puis je redescends dans la cuisine ouvrir une des cannettes de coca que je viens de racheter. Dans la corbeille à fruits, la pomme commence à pourrir . Peut-être que je ne la mangerai jamais.
Dring. Voilà Gustav. Je vais dans le salon, vérifie qu’il est à peu près débarrassé des épaves de bouteilles vides qui le peuplaient, et ouvre au batteur.


  • Pouah ! Tu pues ! crié-je en me pinçant le nez.
  • Chaleureux, l’accueil… J’ai fait du sport. Je peux entrer ?
  • Ouais vas-y. Tiens, tu sais quoi ? Je te prête ma douche.
  • Ah c’est sympa. J’ai pris des vêtements de rechange en plus. Je pose juste mon sac, je n’en ai pas pour longtemps. Merci mec, dit-il en me tapant sur l’épaule.
  • Ne me touche pas ! dis-je, dégoûté. Fais comme chez toi du moment que tu te laves.
Gustav passe devant moi et l’air qu’il brasse empèste la transpiration. Il pose son sac de sport sur le canapé, l’ouvre et prend de quoi se changer, puis grimpe à l’étage. Moi, j’avale une autre gorgée de coca et je m’appuie contre le dossier du sofa.


  • Pxtain, Bill, t’as combien de crèmes ? !
Il doit avoir vu le lavabo. Je soupire.


  • T’as qu’à compter.
Un petit silence. Je sais très bien qu’il compte, mais qu’il ne l’avouera pas. Je guette le début de la chute d’eau pour verser un peu de whisky dans ma cannette. Mais le cri de Gustav me fait sursauter.


  • Biiiiiill !
  • Quoi ? ! demandé-je, un peu inquiet.
  • T’as que des gels douche de meuf, t’es pas sérieux, là ! Je me lave avec quoi ? !
  • Bah tu fais avec ! T’as peur que je te viole ou quoi ? C’est bon, assume ta part de féminité, mon chou… le taquiné-je.
  • Heureusement que j’ai pris des échantillons. Des fois, je m’éblouis moi-même. Gustav, t’es trop doué, mec.
Je souris carrément. Je sais très bien qu’il va se laver. Il n’a pas le choix de toute façon. Allez Gustav, vas-y. Je l’entends soupirer… Et voilà, il se douche ! Je croise mon reflet dans le miroir mural, et j’affiche un grand sourire de mes dents toutes propres. Je me dirige vers le bar à côté du canapé et m’arrête lorsque je remarque que le sac de Gustav n’est pas complètement vide. J’ai bien deux minutes.
Dedans, il y a en vrac des clés, une bouteille d’eau, des pansements, son portable et son portefeuille. Après quelques secondes, je réalise que le coin d’une photo où je reconnais ma crête en dépasse. Qu’est-ce que Gustav fait avec cette photo ? Je saisis le petit bout du cliché et le sors du portefeuille. Et je m’immobilise. C’est une photographie inédite de Tom et moi. Je ne l’avais jamais vue, ni même ne me souviens l’avoir prise un jour. Et lui, évidemment, il est magnifique. Il a le visage éclairé d’un grand sourire et ses yeux pétillants regardent mon image. Moi aussi, je suis figé le regard souriant, et ma bonne humeur se voit dans mes pupilles qui le contemplent. Je serre de mes deux mains son bras gauche et son bras droit est dans sa poche. Après réflexion, cela ne m’étonne pas ne pas me souvenir d’avoir été photographié par Gustav. Je crois que ni Tom ni moi n’avions même remarqué sa présence. A cette époque, Tom n’était que séropositif et je n’en avais pas connaissance. Je crois qu’elle a été prise dans les coulisses d’un des derniers concerts. Pourquoi Gustav a-t-il cette photo ? Je ne peux détacher le regard de notre amour gémellaire inscrit pour l’éternité sur ce petit rectangle. Je voudrais la garder.


  • Je me doutais bien qu’il y avait quelque chose. Tu ne m’as pas entendu t’appeler.
Effectivement. Je ne l’avais pas entendu me parler, et encore moins arrêter l’eau. Je me retourne et il est là, devant moi, se séchant les cheveux le plus naturellement du monde. Il contraste tellement avec mon état de stupéfaction que j’en ai le souffle coupé. Le choc m’a paralysé, et je ne peux pas cacher le cliché que je tiens fermement dans les mains. Je crois que si je parle, je vais bégayer. Gustav, s’il te plait, fais quelque chose.


  • Tu peux la garder, c’est pour toi que je l’ai amenée. En fait, il faut que je t’explique.
Il pousse son sac et s’assoit au bord du canapé. Je suis assis par terre, les doigts crispés sur la photo que je ne veux plus lâcher. Plus jamais. Je le regarde intensément. Oui, Gustav, explique moi. Je pourrai peut-être tout te pardonner, je ne sais pas. Explique-moi.


  • Cette photo, c’est moi qui l’ai prise. Tu sais, pendant la dernière tournée, je me suis décidé à photographier un peu tout. C’est la plus belle que j’ai de Tom et toi. J’ai eu Georg au téléphone tout à l’heure, il m’a expliqué. Je suis désolé de t’avoir caché tout ça Bill, mais Tom nous avait fait promettre. Cela nous pesait à tous maintenant, et je trouve bien que Georg ait eu le courage de te l’avouer… je pense que Andreas et moi l’aurions fait dans peu de temps. Cela devenait vraiment trop lourd. Je m’en voulais de te mentir. Alors quand Georg m’a dit qu’il t’avait parlé et quand il m’a expliqué ta réaction… je me suis plongé dans mes clichés de la tournée pour retrouver celle-ci. Voilà. Je voulais juste que tu puisses avoir une trace de votre histoire. Je trouve qu’elle est assez bien illustrée, ici. Vous êtes magnifiques. Et vous vous ressemblez tellement.
Sa voix tremble un peu. J’ai le don de faire craquer les gens autour de moi. Mon regard s’est depuis longtemps reposé sur le bout de papier que je tiens dans les mains et qui représente tellement pour moi. Ce n’est qu’au prix d’un très grand effort que j’en détache mes yeux une nouvelle fois pour regarder Gustav.


  • Tu n’avais jamais revu ces photos depuis… ?
  • Non. Ca a été… dur. Mais pour toi, il le fallait. Et puis, je m’attendais à pire…
  • Moi aussi, l’interromps-je. Moi aussi j’ai fait ce retour en arrière. Quand Georg est parti, j’ai eu besoin de faire quelque chose. Alors je me suis mis à chanter nos vieilles chansons. Gustav, si tu savais comme cela m’a fait du bien… Et après… Je suis entré dans sa chambre.
Son expression change soudain. Il semble attendre quelque chose d’autre. J’hésite un peu, puis parle timidement.


  • Et j’ai trouvé une espèce de journal…
Je ne sais pas si je veux en dire plus. Il faut qu’il m’aide.


  • C’est à Andreas qu’il faut que tu dises cela, répond-il finalement, étonnamment déterminé.
  • Pourquoi ? demandé-je alors, pris de court.
  • Tu verras.
Je verrai. Je n’ai pas eu assez de stress dans ma vie ces derniers temps, il m’en faut un de plus. Bien sûr. En plus, je ne sais même pas où il est, Andreas, en ce moment. Son jour, c’est après-demain, en quelque sorte. Enfin, peut-être qu’il sera disponible demain. Ce soir, je ne peux pas. J’ai juste envie de m’endormir avec Tom contre le cœur.


  • Ok, réponds-je. Merci Gustav. Je crois que je ne vous en veux pas. Je ne sais pas vraiment ce que je ressens, en ce moment. Tout ce que je sais, c’est que sans vous, je ne serais plus là pour vous dire merci tous les jours.
  • Et pour toujours si tu veux. On ne te lâchera pas, Bill.
J’ai envie de le prendre dans mes bras. Je pense qu’il ne prendra pas cela comme une tentative de viol. Je réalise alors qu’il ne sent pas moi. Non. Il sent Tom. Je coure à l’étage regarder le flacon de gel douche qu’il a utilisé. Oui, c’est bien le même. Je veux redescendre, le rejoindre, et je manque de tomber et de l’entraîner dans ma chute lorsque l’on se croise dans les escaliers.


  • Bill, qu’est-ce qui te…

Tais-toi. Je ferme les yeux, le prends dans mes bras et inspire profondément. Gustav, laisse-moi quelques instants l’illusion de serrer contre moi mon petit frère. Tom, tu me manques. Tout de toi me manque, et je m’en rends compte un peu plus chaque jour. Mais regarde. Tu vois ? Ils sont encore là. Ils ne te remplacent pas, mais pour l’instant, je tiens grâce à eux. Il faut que je le lâche, je crois. Je sais qu’il ne comprend rien. Ce n’est pas grave.


  • Gustav, encore merci. Je vais parler à Andreas. Tu… Tu veux rester dormir ?
  • Tu veux ?
  • Ca va ce soir. C’est juste comme ça. Il n’y a pas Francesca chez toi ?
  • Si justement, elle est de passage. Mais ça ne me dérange pas de rester.
  • Non vraiment Gustav, ça va. Si je me sens mal, j’appellerai Georg. Je vais juste lui écrire un message pour m’excuser. Et je vais peut-être appeler ma mère, aussi. Vas-y.
Mon ami acquiesce et me sourit. Après une dernière étreinte, il se retourne et redescend. Il me jette un dernier regard avant de sortir. Moi, je descend aussi, déjà en manque de la vue de mon frère heureux, et heureux avec moi. Sur le sol, ma canette m’attend. Je bois le reste de soda sans y verser d’alcool, puis m’étale de toute ma longueur sur le canapé. Je fixe le cliché et prends mon téléphone portable toujours dans ma poche. Georg et Andreas attendront jusqu’à demain. Il n’y a qu’une seule personne à qui j’ai envie de parler ce soir. Je pourrais lui parler pendant des heures. Maman, j’ai besoin de toi. J’ai besoin de toi pour parler de lui. Ca sonne. Décroche, maman. S’il te plait. Décroche.
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_Karo'_
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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptySam 10 Juil 2010 - 7:30

Super chapitre. J'aime beaucoup ta fic'
Suite Wink
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Georglicious

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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptySam 10 Juil 2010 - 8:04

Trop bon !! :'(

Je pleurs !! Awwhh TOMEUH!! pourquoi !??? :=(:
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Kuss013

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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptySam 10 Juil 2010 - 12:31

Kapitel 6
Cela faisait longtemps que je n’avais pas aussi bien dormi. Je me suis réveillé sur le canapé, le téléphone dans la main et collé contre mon oreille, avec la photo que Gustav m’a donnée posée sur mon torse. Je ne sais pas au bout de combien d’heures de communication je me suis endormi, mais il devait être très tard. Cela faisait si longtemps que je n’avais pas parlé à maman… Et pourtant, elle ne m’en a pas voulu. Elle m’a parlé de lui pendant des heures et des heures, et ce qu’elle disait était beau, et sa voix me berçait, comme quand nous étions petits. Je lui ai raconté toute ma journée d’hier, et rien que cela a du prendre plus d’une heure. J’ai du mal à croire que tant de choses aient pu arriver en une seule journée. Elle m’a dit qu’elle savait aussi pour Tom, mais qu’elle avait décidé de respecter son choix, même s’il fallait que je souffre pour cela. Je crois qu’en fait cela n’a plus d’importance pour moi. J’ai peut-être très mal pris la nouvelle, c’est vrai, mais depuis que j’ai ce petit journal, c’est comme si je n’étais plus seul. C’est comme une petite revanche puérile mais qui fait pourtant beaucoup de bien.
Je jette un coup d’œil à mon portable. Il est plus de midi. D’après le journal d’appels, la dernière communication a duré presque cinq heures. Cela me fait penser qu’il faut que j’écrive à Georg. Et à Andreas aussi. Je me lève et vais dans la cuisine pour trouver de quoi manger. Sur le réfrigérateur, la pomme est complètement fripée et serait de toute façon immangeable, même pour quelqu’un qui ne serait pas allergique. Poubelle. Sur le comptoir, un peu poussiéreux, je vois notre gaufrier qui n’a pas servi depuis des mois. Je le fixe un moment, hésitant, et me remémore les jours où Tom et moi faisions des gaufres. Je me souviens de l’avoir entendu plusieurs fois se plaindre que je les faisais mal, et je me rappelle la délicieuse sensation de la crème chantilly qu’il finissait par me mettre sur le visage, prétextant que " T’es nul, Bill, cache-toi, on veut plus te voir ". J’ouvre un placard au hasard : sucre, farine. Dans le frigo, il y a une bouteille de lait, du beurre que Gustav a apporté une fois, mais pas d’œufs. Dommage, je crois que j’en aurais eu envie. Je prends à la place une nouvelle cannette de soda, ma cannette du matin, la meilleure. D’une seule main, je sors mon portable et entre le nom de Georg comme destinataire. Et après ? Je ne sais pas quoi lui dire et je ne sais pas non plus ce qu’il a envie d’entendre. Mais cette situation me pèse déjà, je ne peux pas faire face à cela en plus. Il a été celui qui a eu le courage d’avouer ce dont tous mes proches étaient coupables ; je n’ai pas le droit de lui en vouloir pour ça. Je me lance.
" Hey mec
Désolé pour hier
Je comprends pourquoi tu as fait ça, je ne t’en veux pas. J’ai réagi trop fort.
Gustav m’a dit qu’il faut que je parle à Andreas, alors je vais l’appeler et peut-être le voir, mais si tu veux passer dans la journée c’est cool "
Envoyé. Je jette ma cannette et me sers un bol de céréales. J’ai à peine le temps d’y verser un peu de lait et d’engloutir une cuillerée que Georg a déjà répondu.
" Merci Bill. Je suis soulagé, d’un seul coup. Mais quand même, je m’en veux un peu.
Pourquoi tu dois voir Andreas ? "
Il semble vouloir laisser toute cette histoire en arrière, et moi aussi. Je lui réponds tout de suite, la bouche pleine
" Je ne sais pas. J’ai trouvé quelque chose hier dans la chambre de Tom, je lui en ai parlé et il m’a dit de voir ça avec Andreas "
Pourquoi ai-je toujours l’impression que tout le monde en sait plus que moi ou que tout le monde veut me cacher ce qui me concerne de près ? En même temps… Je ne sais pas si je pourrais en supporter beaucoup plus qu’à l’heure actuelle. Perdu dans mes pensée, je fais un bon magnifique lorsque mon portable, posé sur la table, fait vibrer mon bol dans grand un bruit de vaisselle.
" Tu me tiens au courant ? "
" Ca marche. "
Ce fut une conversation tout ce qu’il y a de plus normale entre Georg et moi. Au moins, c’est réglé, maintenant. Je lave mon bol vide et jette la cannette, puis monte me brosser les dents et me remaquiller. Il est près d’une heure. Je pense à ce journal que je n’ai encore lu qu’à la moitié… Peut-être devrais-je apprendre à faire chaque chose en son temps. Peut-être que pour une fois, j’ai envie de me poser, de ne pas vivre trois vies à la fois, et de les rater toutes. Andreas attendra. Tom compte tellement plus, et j’ai tellement besoin de ça… Je passe de nouveau le seuil de la salle de bains et me tourne sur ma gauche. Cette porte, toujours cette porte, derrière laquelle se trouve tout ce qu’il me reste de lui. La pièce, évidemment, n’a pas changé. Sur le lit, je retrouve le petit carnet que j’ai laissé ouvert à la page du 18 juillet. Je sais qu’il me reste le plus dur à lire. Je sais qu’à partir de cette date, l’état de Tom s’est considérablement dégradé, parce qu’il avait perdu sa seule raison de vivre depuis plus de vingt ans. Je sais que l’alcool pourrait m’aider à supporter ça, mais je sais aussi que je dois être sobre pour tout lire, tout comprendre et tout accepter.
Tout à coup cela me semble comme une évidence. Je m’empare de ce journal si précieux et coure en bas, dans le salon. Avec une soudaine frénésie, je cherche mon sac que je ne mets pas longtemps à trouver. J’y jette mon lecteur mp3 et mon portable, ainsi que deux canettes et coca et une flasque de whisky. Au cas où. Je glisse la photo dans le journal que je met dans une poche à part du sac. Je mets mon manteau, des lunettes de soleil, une casquette dans laquelle je fourre ma crête et je sors de la maison que je ferme à clé. L’air est doux sur ma joue, le soleil est clair dans mes yeux. Mes pas sont sûrs, décidés, et mes enjambées font près d’un mètre. Je sers mon sac fort contre moi. Il est là.
Il n’y a pas plus ou moins de monde que d’habitude, dans le cimetière.  Je vérifie que la tombe de mon frère est déserte ; elle l’est. Je ralentis l’allure puis m’assois sur la pierre en ouvrant mon sac. Ce qu’il a voulu partager avec moi, je veux le partager avec lui. Je n’ai peut-être pas été assez présent lorsqu’il s’est battu contre cette m*rde, mais si je dois revivre l’histoire une nouvelle fois, je dois le faire près de lui. Je m’assois en t’ailleurs et m’adosse à la stèle. Je sors la photo et la pose près de moi, puis ouvre une canette que je place à côté. De mes doigts, je tourne les pages que j’ai déjà lues, certaines plusieurs fois, jusqu’à retrouver celle où je me suis arrêtée. Devant l’écran de mes lunettes noires, les mots, ses mots, se remettent à défiler.
" Jeudi 19 Juillet … 
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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptySam 10 Juil 2010 - 12:32

Jusqu'au chapitre 9 c'est près. J'attendais de voir si ça intéressait du monde ^^
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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptySam 10 Juil 2010 - 12:40

Toujours aussi triste...
Suite !
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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptySam 10 Juil 2010 - 13:50


Kapitel 7


Ca me fait bizarre de me dire que cela ne sert plus à rien aujourd’hui que je continue à chercher de nouveaux riffs, de nouveaux accords. A rien. Ca me fait bizarre aussi de me dire que Bill n’écrira plus de textes. J’aimerais tellement pourtant qu’il continue. Au moins, j’aurai plus de temps pour voir Alina. Je l’aime vraiment… je ne sais pas si je pourrais supporter qu’elle me quitte aujourd’hui. Pour plein de raisons. Il faut que je prenne soin d’elle. "
" Dimanche 22 Juillet
Avec cette chaleur, je crains moins d’attraper un rhume ou une autre connerie du genre, je sors plus souvent. J’ai même réussi à convaincre Bill qu’on aille encore aux Maldives, même si ce ne sera que pour une semaine. Aujourd’hui, on a été chez maman… Cela faisait longtemps. Ca m’a fait plaisir de la voir, et plus largement de voir quelqu’un qui accepte mon choix. J’aurais bien aimé que Alina vienne aussi, qu’elles fassent mieux connaissance, mais avec Bill ce n’est même pas la peine d’y penser. Ca lui passera, je l’espère. Je veux faire ma vie avec elle. C’est de ce désir que tout est parti, alors en même temps heureusement que je n’ai pas changé d’avis. Elle n’est toujours pas enceinte… Et si cela n’arrivait jamais ? Il ne faut pas que j’y pense… Je l’aime, c’est tout. "
" Lundi 23 Juillet
Aujourd’hui je me sens bien, et j’ai l’impression de voir une amélioration dans le comportement de Bill. Alina vient de m’apprendre qu’elle part en vacances pour un mois avec sa cousine à la fin de la semaine. Je n’ai même pas pensé à la tromper… elle m’a vraiment changé. "
" Mercredi 25 Juillet
Aujourd’hui, dans la rue, une fan m’a reconnu et est venue me draguer. Evidemment, personne n’aurait pu croire que je pourrais avoir une histoire de longue durée avec une fille. Une femme, même. Cela fait presque quatre ans déjà. Je me souviens très bien de notre rencontre dans ce magasin. En tout cas, cette fan – Kirstin, je crois – a changé de visage au fur et à mesure que le temps passait. Je crois que c’est ce qui m’a fait comprendre que j’avais quand même changé physiquement. Quand Bill m’a laissé un peu tranquille, je me suis regardé dans le miroir, et j’ai vu que mon visage était légèrement plus creusé, et mes cernes presque aussi prononcées que lors des tournées. Je commence sincèrement à flipper. Je voudrais en parler à Bill, mais j’ai trop peur de sa réaction. Et les autres mecs… c’est pas pareil. C’est pas Bill, quoi. "
Je ressens quelque chose de fort, et de désagréable. Je crois que c’est une vague de culpabilité qui me noie tout à coup. Je dois continuer, je dois assumer. J’avance encore dans le journal, m’arrêtant plus longuement sur les évènements importants.
" Vendredi 3 Août
On part demain pour les Maldives, juste Bill et moi. J’ai tellement hâte. Je pense que cela ira mieux entre nous, loin de la vie quotidienne. Je n’ai pas l’impression que la maladie évolue. Je me doute que si, pourtant. "
Tom a pris soin de raconter chaque jour de notre séjour dans les moindres détails, comme s’il était soucieux que j’ai une trace de ces vacances qui ressemblaient en tout point à celles que l’on passaient chaque année. Et c’est vrai que je me suis plus détendu avec lui lorsque nous étions là-bas, parce qu’il allait bien. Si seulement nous avions su que tout s’enchaînerait peu de temps après notre retour…
" Mardi 15 Août
Je veux repartir. Ces vacances étaient magnifiques, comme une petite parenthèse dans notre quotidien et dans notre relation. Pourtant, je sais que nos sentiments l’un envers l’autre sont les mêmes, mais ils s’expriment différemment, et c’est trop difficile pour moi. Je crois que la musique me manque trop. Demain, je vais appeler Georg et Gustav et les inviter à la maison. Si Bill est de bonne humeur, peut-être que l’on pourra aussi lui sortir quelques sons de la gorge. On verra bien. "
" Mercredi 16 Août
C’était super. J’ai l’impression de renaître tout à coup. C’est comme si rien ne s’était passé. Les mecs ont assuré – moi encore plus, d’ailleurs, comme d’habitude devrais-je dire – , même si Gustav était très malade. Il n’y a que lui pour se choper un rhume ou je sais pas quoi en plein mois d’Août. Bill a chanté, et a sourit. On a même improvisé et trouvé que cela sonnait bien. Je me rends compte que c’était une idée ridicule d’arrêter la musique. Pour le public, nous sommes séparés, mais pour nous qui connaissons les véritables raisons, ça ne sert à rien de se mentir. J’espère que l’on recommencera. De toute façon, j’en ai envie, et ils ne peuvent rien me refuser. Premier avantage. "
Moi qui connais la suite, ma gorge se sert. Il ne reste plus beaucoup de pages.
" Dimanche 20 Août
Je suis officiellement malade. C’est Gustav qui m’a filé son rhume. Je le retiens, lui. Depuis hier je me traîne comme pas possible, j’ai jamais utilisé autant de mouchoirs (et pourtant, à certaines périodes, ça m’arrive d’en utiliser pas mal). J’ai même pas le courage de jouer de la guitare. Enfin bon, depuis qu’on rejoue, Bill est redevenu presque normal et passe sa journée à me faire la conversation. A parler tout seul, quoi. J’aime bien, ça m’occupe. N’empêche que dès que je vais mieux, Gustav est un homme mort. J’ai jamais été aussi malade pour un simple rhume. "
 
" Jeudi 24 Août
Bill a insisté pour m’emmener à l’hôpital mardi soir, parce que mon rhume ne s’arrangeait pas. Je crois qu’il faut que je le remercie, parce que les médecins ont l’air de dire que c’était grave. Ils m’ont gardé deux nuits en observation et m’ont gavé de médocs. Apparemment, mon système immunitaire a été bien attaqué. Peut-être. C’est assez abstrait, pour moi. Tout ce que je sais, c’est que j’ai pas le droit de sortir pendant deux semaines. Ca, ça craint. "
Il ne faut pas que j’imagine combien de temps de moins il aurait eu si je ne l’avais pas amené à l’hôpital. Avec sa fierté, il n’aurait jamais accepté d’y aller de lui-même. Je peux au moins me féliciter d’avoir eu cette initiative.
" Vendredi 25 Août
Alina rentre bientôt, mais pas pour très longtemps. Elle doit bientôt commencer sa sixième année de médecine. Quand j’étais en tournée, je n’y pensais pas vraiment. Mais là, étant inoccupé, je pense que je vais avoir plus de mal à supporter ça. Au moins, elle n’est pas très loin, je pourrai quand même la voir. "
Vingt-cinq août déjà… Je sais qu’une des dernières dates heureuses pour Tom approche. Je me suis toujours demandé au fond ce qu’il en pensait vraiment, ce qu’il ressentais. Je dois résister à la tentation de lire tout de suite la page de cette date qu’il attendait. Les récits du quotidien de mon frère me font très bien patienter, tant j’ai besoin de ses nouvelles et de savoir que quelque part, jusqu’à un certain moment, il n’allait pas si mal.
" Samedi 26 Août
Il faut que je trouve une idée originale pour notre anniversaire, quelque chose de grand et de mémorable. Mais juste lui et moi. Je me souviendrai toujours de nos dix-huit ans dans ce bar de glace. C’était il y a huit ans déjà. Il faut que je trouve quelque chose d’encore mieux. Le Carpe Diem n’a jamais eu autant d’importance qu’aujourd’hui, alors que je sais que je peux mourir de n’importe quoi. "
" Lundi 28 Août
J’ai trouvé une idée pour notre anniversaire. Je voulais quelque chose de grand, mais en fait ce sera petit, intime et symbolique. Je vais l’amener dans notre première salle de concert. La toute petite. Je vais mettre sur scène notre matériel avec le synthétiseur de son de batterie et de basse. Son kilt aussi, si je le retrouve. Il n’y aura pas de public, juste nous deux. Un retour aux sources. "
" Mardi 29 Août
Je suis allé réserver la salle aujourd’hui. Au retour je suis passé chez maman pour lui demander le Kilt que Bill portait quand nous étions petits. Cela m’a fait plaisir de la voir, mais j’ai eu du mal à supporter la douleur dans son regard de voir son fils si changé. Si maigri. Je lui ai promis que Bill et moi viendrions la voir Vendredi. "
" Vendredi 1er Septembre
C’était magique. Pour une journée, j’ai revécu avec lui tout ce que nous étions avant. On est revenu au point de départ. Et dans ma tête, je pense à des paroles d’une de nos chansons. " Wir Sind irgendwie am Ende und am Anfang. " C’est tellement ça. Je prends conscience petit à petit que je vais mourir. Je le sais. Le moindre microbe peut me tuer. Mais je veux profiter de tout, découvrir le monde, un peu. Je n’ai cherché à voir pour l’instant que les côtés les plus " positifs " et je ne vais pas si mal, mais je sais que dans peu de temps, ce ne sera plus possible. Je suis à peine soigné, et je sens déjà que je n’ai jamais été aussi faible. Je crois que je fais peur à voir. J’ai besoin de lui, et ce retour aux sources était ce qu’il nous fallait à tous les deux. Lui m’a offert une gourmette sur laquelle est gravé " Wenn du nach mir greifst dann halt ich dich ". Je sais que cette chanson a beaucoup compté pour lui, je sais ce que ces mots veulent dire. J’ai pleuré, devant lui. Et quand il m’a pris dans ses bras, j’ai eu envie de tout lui dire, de me confier. Mais je ne peux pas lâcher, ce serait trop égoïste. Il n’a pas à supporter ça.
Ce soir, on est chez maman. On va dormir là. J’ai l’impression que l’on redécouvre un autre monde, et que l’on repart en arrière depuis que Tokio Hotel n’est plus le groupe allemand à succès que tout le monde a connu pendant des années. Je connais enfin une vie presque normale à cause de cette p*tain de maladie. Je ne sais pas si j’aime mieux celle là qu’une autre. J’ai pas le choix de toute façon.
Me voilà arrivé à la date du 14 septembre.
" Jeudi 14 Septembre
Alina est enceinte d’un mois et demi. Elle me l’a dit ce matin, comme ça, et je n’ai pas su quoi répondre. Ca y est. Je n’arrive pas encore vraiment à réaliser, mais j’en aurai tout le temps. Je l’aime tellement, je veux être là pour elle. C’est juste embêtant pour ses études, mais moi, je m’occuperai de lui. Ou d’elle, peu importe. Je me le répète depuis ce matin, ça sonne bien dans mon cerveau qui ne comprend pourtant pas encore vraiment. Dès que je l’ai su, j’ai prévenu tout le monde, et Bill en premier. Il a fait un effort et m’a dit que c’était super. J’ai fait semblant de le croire. De toute façon, il faudra qu’il s’y fasse. Mais c’est vrai que Tom Kaulitz, papa – et pas à cause d’une capote qui a craqué, papa parce qu’il l’a décidé avec la femme qu’il aime – ça fait bizarre. Mais ça va arriver. Je veux embrasser son ventre. J’aurais même le temps de chercher des prénoms et de composer des berceuses si j’étais de ce genre là. Ce que je ne suis pas. Mais je trouverai bien quoi faire pour me préparer et faire de mon mieux. La première chose est évidente : il va falloir que je cherche une maison dans notre rue. Parce qu’il est juste impossible que je ne continue pas plus ou moins à vivre avec Bill. Alina le sait, et heureusement, parce que ça serait un vrai problème. Je ne peux pas choisir. Je ne veux pas choisir. Je ne choisirai pas. "
Voilà. C’est à partir de cette date précise que je n’ai plus vraiment eu mon frère pour moi tout seul. Il y avait déjà elle, et puis maintenant le bébé. Je devais partager. Et j’ai tellement souffert lorsque j’ai appris qu’il y avait deux bébés … deux garçons… Tom et moi n’aurions plus étés les deux jumeaux les plus importants à ses yeux. Mes yeux me brûlent, mon ventre explose. J’ai trop mal. Je ne veux plus ressentir cette impression que je le perds. Je le ressens tous les jours, je n’en peux plus. Je sais que je dois continuer à lire. Tom, pardonne moi. Je sais que tu as souffert. Je sais que je n’ai pas été assez là. Je voudrais tellement revenir en arrière, reprendre tout ça. Tout changer. Mais Tom, je t’en prie, dis-moi que toi aussi, tu aurais tout changé…
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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyJeu 5 Aoû 2010 - 22:20


Kapitel 8
Il reste si peu de pages… Si peu de temps.
" Mardi 3 Octobre
J’ai trouvé la maison. En même temps, le critère principal étant l’extrême proximité de Bill, je n’ai pas eu à chercher longtemps. La maison est au bout de la rue. Elle est un peu plus petite, mais ça sera largement suffisant. Pour l’instant, c’est à louer, c’est ce qu’il nous faut. On peut emménager à partir du premier novembre. J’en ai parlé à Alina, elle est d’accord.. "
" Mercredi 4 Octobre
On a signé le contrat aujourd’hui. Dans moins d’un mois, on emménage ensemble. Ca va être difficile pour moi qui n’ai jamais vécu loin de Bill, mais il fallait que cela arrive un jour. De toute façon, je passerai mes journées chez lui. "
C’est ce qu’il a fait. C’est peut-être pour ça aussi que ça a été aussi insurmontable quand il est mort. Jusqu’à présent, à chaque fois que nous devions être séparés, on trouvait toujours quelque chose pour l’éviter. C’était la seule chose contre la quelle je ne pouvais rien faire. Et au fond de moi, quelque chose me disait que je trouverais une solution, comme d’habitude. Sauf que non.
" Lundi 16 Octobre
Il faut que je commence à faire mes cartons. Je ne sais pas par où commencer, et je n’ai même pas envie de commencer. C’est trop dur, et je suis un peu fatigué. On verra demain. "
" Mardi 17 Octobre
J’ai appelé Andreas pour qu’il vienne m’aider. Bill est parti chez le coiffeur et " se promener ". Il ne s’est jamais promené sans moi, et surtout pas depuis Tokio Hotel. On verra bien. Ca m’a fait plaisir de passer un peu de temps avec Andreas, en tous cas. Ca faisait longtemps."
J’ai tellement honte. Ce jour-là, j’étais allé acheter une bouteille de Vodka et me suis installé sur le toit d’une maison. J’y suis resté des heures, j’ai presque tout bu. Et j’ai recommencé le jour d’après, et celui d’après, pour ne pas voir mon frère qui faisait ses valises et qui m’abandonnait.
" Lundi 23 Octobre
Bill boit beaucoup trop. Il part des heures entières, et quand il revient, il pue l’alcool et il se retient de vomir quand il me croise. Je n’ai pas le courage de lui parler quand il est dans cet état, j’ai trop peur qu’il ne me dise vraiment tout ce qu’il pense de moi. Je sais qu’il s’est énormément retenu, et je sais ce qu’il ressent. Je sais aussi qu’il s’interdit de craquer et de tout me lancer dans la gueule. Mais quand il est comme ça, il n’est plus maître de lui. Et l’entendre prononcé de sa bouche… c’est pas pareil. Alors j’attends qu’il aille mieux. Mais je le vois de moins en moins. Quand je suis revenu de chez Alina hier, il dormait devant la télé, une cannette de coca dans la main. J’ai eu envie de la sentir ; je ne lui fais plus confiance. C’est la première fois. "
Je ne me souviens pas de ce jour-là. Peut-être avais-je bu, peut-être que non. J’appréhende la suite du journal. Plus que trois semaines à peine.

" Vendredi 27 Octobre
Bill s’est détaché de moi. C’est peut-être mieux comme ça, peut-être que cela nous aidera. Mais moi je ne veux pas. Il me manque déjà. J’ai peur de le perdre ; et j’ai peur de perdre Alina si elle voit combien il me manque. C’est trop difficile. "
" Mercredi 1er Novembre

J’écris pour la première fois dans ma nouvelle maison. C ‘est vide, c’est mort. C’est impersonnel. Il va falloir que l’on aménage tout cela vite fait. En plus, il fait froid. "

"  Samedi 4 Novembre
Ca y est, la maison ressemble à quelque chose. Au moins, tout le minimum vital est installé. Il fait vraiment froid par contre. Et je soupçonne vaguement Alina d’avoir trouvé mon cahier et d’y avoir jeté un œil. Elle a du reconnaître les lettres qu’elle m’a envoyées quand elle était en vacances. En tous cas, elle est vraiment adorable. Parfaite. "
" Lundi 6 Novembre
Je suis malade. Je savais bien qu’il faisait froid. J’en ai déjà marre ; j’arrête pas de tousser, de me moucher. J’ai une tête à faire peur, je ressemble plus à rien. J’ai même plus le courage de me bouger chez Bill, c’est lui qui vient. C’est déprimant de pas pouvoir sortir. J’espère que ça va passer vite. "

Ma gorge se serre. On y arrive. Je sens les deux dernières feuilles sous mes doigts.

" Mercredi 7 Novembre
Ca ne passe pas. Je suis brûlant de fièvre, je me sens vraiment mal. Georg est venu me tenir compagnie aujourd'hui. On a pas mal parlé. Ca se voit qu’il est le plus âgé, il sait trouver les mots. C’est presque mon grand frère, maintenant. "
" Jeudi 8 Novembre
Alina a passé son échographie aujourd’hui. Je n’ai même pas pu y aller. Je n’ai même pas pu voir de mes yeux les cœurs de mes deux fils battre dans son ventre. Elle attend des jumeaux. Ca fait tellement de choses pour moi. J’ai peur d’être trop jeune pour assumer tout ça, d’avoir trop de choses à gérer. Mais on verra ça plus tard. Pour l’instant je suis heureux, et toujours aussi malade. Voir pire. "
" Vendredi 9 novembre


Les médicaments ne marchent pas. J’arrive pas à manger, j’arrive pas à bouger. J’ai vraiment peur maintenant. "
La dernière page est sous mes doigts. La date du 10 Novembre semble plus fébrile que les précédentes. Tom souffrait. C’est le dernier mot que j’ai de lui. Je ne sais pas comment me sentir. Je n’aurai plus à relire son calvaire, à le revivre avec ses propres mots. Mais je voudrais tant avoir plus de lui. Mes yeux parcourent la dernière date, le dernier message.

" Samedi 10 Novembre

Je vais crever ici si on ne fait rien. Je ne me suis jamais senti aussi mal, et je ne vois pas ce qui pourrait être pire. J’arrive à peine à garder les yeux ouverts, j’entends presque pas Bill me parler. Faites quelque chose. Je voudrais jouer de la guitare, je voudrais entendre Bill rire et voir Alina et son ventre. Je vais presque devoir arrêter d’écrire. Je m’ennuie, et j’ai trop de temps pour réfléchir, pour penser, et pour me rendre compte que je vais vraiment mal, et que c’est grave. Demain, je demanderai à Bill qu’on aille à l’hôpital. LA dernière fois, ça avait été vite. Ca devrait être pareil. Je pensais pouvoir me soigner tout seul avec mes médicaments… mais là, j’en peux plus. "
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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyVen 6 Aoû 2010 - 21:33


Kapitel 9
Je reste un moment sans bouger, la dernière page sous les yeux. J’ai l’impression, la conviction, que tant que le cahier ne sera pas fermé, tout ne sera pas fini. J’ai envie de tout reprendre depuis le début. De changer l’ordre des mots et des lettres pour écrire de nouvelles phrases et une nouvelle histoire. Une histoire où il n’aurait pas souffert, où j’aurais été digne de lui. Une histoire où il ne serait pas mort.
Je pose délicatement le carnet ouvert sur mon torse et m’allonge sur la pierre. Je ne sais pas combien d’heures il m’a fallu pour arriver à la fin, mais cela a été trop court, trop éphémère. Il me manque. Mon corps est anesthésié. Mais lorsque mes muscles se décontractent enfin, je sens que je lâche prise. Il faut que je me relève, parce que je suffoque. Je m’étouffe dans les larmes que je me suis retenu de pleurer pendant toutes ma lecture. Je déborde. Dans ce cahier, j’ai déjà pu voir toutes ses pensées, ses pertes de repères et sa douleur. Tout cela n’a fait qu’empirer ensuite. Je me sens mal et inutile.
Je suppose que mes yeux se sont habitués au changement de lumière, parce que je réalise seulement maintenant qu’il fait nuit. Mon portable est presque déchargé et l’heure indique 21H30. En voyant les chiffres, mon ventre réalise qu’il a faim et me le rappelle douloureusement. Mon cœur lui est plein, plein de trop d’émotions, plein de tous ces mots écrits et arrêtés trop brusquement. J’ai mal à la tête d’avoir entendu la voix de Tom lire ces phrases déchirantes pendant des heures entières. Je ne sais pas ce dont j’ai envie, ni ce dont j’ai besoin. Peut-être est-ce de rester silencieux, ou bien de parler pendant des heures, à quelqu’un d’autre ou à moi même, peu importe. Je dois manger. Sur le chemin du retour, je marche lentement et me retiens à tout support. Je sens que mes jambes me portent de moins en moins. Lorsque je passe la porte, je pose sur la table basse le cahier que j’ai gardé plaqué contre moi, sous ma veste, et pose mon sac en bas des marches. Dans la cuisine, en regardant l’eau bouillir, je réalise que m’alimenter constitue une partie majeure de ma vie en ce moment. Enfin, une des choses les plus importantes de mes journées, quoi. Je mange, je lis. Et maintenant que je n’ai plus rien à lire, je regrette déjà de ne pas pouvoir revenir en arrière, remonter le temps. Et si je l’avais pu, je remonterais plus loin, tellement plus loin…
Je me souviens m’être déjà moqué des gens que j’imaginais manger seuls au coin d’une table, de demi heure en demi heure, dans le silence implacable d’une maison désertée. Je crois que je suis devenu ce que j’ai toujours refusé d’être : transparent, inintéressant. Sans aucun rêve, aucun but dans la vie. Aucune raison de vivre. Et je crois que ce qui me surprend et me dégoûte le plus, c’est que je me complais presque dans cette banalité. A quoi bon chercher à se faire remarquer s’il faut cacher ses larmes ? Quand on se montre, qu’on s’expose, c’est que d’une certaine manière, on est sûr ou fier de soi, non ? Je ne suis plus rien de tout cela sans lui. Et j’ai l’impression que le récit de ce que je vis en ce moment n’intéresserait personne. Par personne, j’entends personne de tous ceux qui m’ont adulé pendant des années, et qui ne sont rien pour moi. J’ai besoin que quelqu’un me donne l’illusion que ma vie vaut le coup d’être vécue, ou au moins qu’il m’écoute m’en désoler.
Je prends mon téléphone et compose son numéro. Je sais qu’il décrochera.

- Allô ?
- Allô Andreas ? Je te dérange ?
- Non pas du tout, je regardais la télé, rien de spécial. Toi ça va ?
- Ouais ouais… réponds-je machinalement. Dis hmm… tu… tu pourrais venir à la maison ce soir ?
- Heu… dit-il, surpris. Ou…Ouais ouais, pas de problème. T’es sûr que ça va ?
- Oui oui ! Je sais pas j’ai juste.. envie de te voir, un peu. De parler, en fait…
- Ok bah écoute je me prépare et puis j’arrive dans une trentaine de minutes.
- A tout’.
- Ouais, à plus

Je raccroche. Il est dix heures. Je lave mon assiette et mes couverts, puis prends une cannette de coca. Dans le salon, je me dirige dans le noir jusqu’au bar et verse un peu de whisky dans mon soda. Je m’affale dans le canapé et, sirotant ma boisson, je regarde la pièce dans laquelle je me trouve. Les murs sont encore assez blancs, le canapé presque toujours aussi noir. Le carrelage aurait bien besoin d’être lavé, et toute personne me connaissant, moi et ma tendance a laisser par terre ce qui est par terre, ne devrait jamais marcher pieds nus ici. Il y a des gouttes de différents alcools un peu partout, des éclats de verre des bouteilles cassées qui ont eu raison de ma bonne volonté en roulant et tombant de la table basse où j’avais daigné les reposer. Dans un coin, il y a un petit piano sur lequel Tom et moi nous entraînions de temps en temps. Dans tous les autres, la même saleté triste que celle qui recouvre l’instrument. Je me souviens de la toute première vrai chanson qui était presque uniquement au piano. C’était Zoom. Je n’ai jamais réussi à la jouer, mais je me souviens encore des premières notes. Je pose ma canette et m’assois sur le tabouret, puis ouvre le piano. Lentement, je place mes doigts sur les touches noires et blanches et appuie fébrilement. Fa, Sol diez, Do. Fa, Sol diez, Do. Do diez, Sol diez, Do. Je répète encore et encore ces quatre notes, les seules que je connaisse. Mais cette introduction que je pourrais répéter pendant des heures me rappelle brusquement de magnifiques souvenirs. Je me souviens des concerts du Humanoid City Tour, en 2010. C’est si loin… A ce moment là du concert, il n’y a que Tom et moi sur scène. Il est au piano, et moi je suis assis, dans une tenue plus soft que toutes celles que j’ai enchaînées avant. C’est un moment de repos, et je me souviens avoir une fois pensé que je quittais le monde interplanétaire des autres chansons pour atterrir sur une planète, seul avec lui. Je ne passais par la Terre que lorsque j’ouvrais les yeux et voyais le public. Elle est tellement déchirante cette chanson. Et je suis sûr que sur cette petite planète où nous allions, Tom récite les paroles, ou les chante, peut-être. Et quand je me souviens du piano qui s’embrase, je m’enflamme aussi tout à coup. Cette tournée a été très éprouvante, et les salles étaient parfois à moitié vides. Les producteurs s’affolaient, criaient que c’était notre fin. Mais s’ils savaient… Peu importe combien ils étaient, leur amour prenait toute la place dans la salle. Toute la chaleur, tous les sourires… qu’il y ait dix mille personnes ou vingt mille de plus, on s’en fichait. On a commencé à jouer devant une cinquantaine de personne… et puis tout est allé vite, trop vite. On est devenus des objets de commerce. Ils nous ont même imposé l’anglais à un certain moment… et Tom et moi, nous avons eu le courage de nous battre contre tout cela. Nous avons pu imposer de nouveau notre langue maternelle, parce que c’est ce que nous sommes, ce qui nous a construit. La tournée d’après a été la plus belle. C’était celle de notre renaissance. Mais sans l’appui nos producteurs qui nous ont reproché cette rébellion, les trois années suivantes ont étés difficiles. Jusqu’à notre séparation. Maintenant que j’y repense, Tom avait Alina pendant ces trois années. Moi pas. C’est peut-être pour cela que j’ai si mal vécu cet enchaînement de déceptions. De retombées.
Lorsque Andreas sonne à la porte, je suis encore en train de jouer l’intro. Je referme doucement le piano, vérifie que les bouteilles d’alcool sont rangées, et ouvre à mon meilleur ami.
Ce n’est pas le genre de mec qui passe inaperçu, et c’est aussi une des raisons pour laquelle Tom et moi l’avons toujours adoré. Depuis des années, ses cheveux blond platine dépassent au milieu de toutes les autres têtes tant il est grand. Il a un style bien à lui, très différent du mien et encore plus de celui de Tom. Andreas nous a suivi dans toutes nos tournées, a assisté à presque tous nos concerts, et est resté le même malgré notre célébrité. D’un autre côté, je crois qu’elle lui a profité aussi puisque certaines filles se sont presque autant intéressées à lui qu’à nous ; et tout comme Tom, il en a tiré le meilleur parti.


- Salut, mec, lance-t-il avec son habituelle décontraction.
- Viens, entre.
Je me décale pour le laisser me précéder dans le salon . Il considère vaguement l’ensemble de la pièce d’un coup d’œil circulaire. Il ne s’arrête pas sur le cahier, ne fait pas de commentaire, puis se tourne vers moi et me regarde avec un regard inquisiteur. Je n’arrive pas à former les mots pour lui parler, j’ai tout à coup une boule au ventre. Il m’encourage.

- Alors, il se passe quoi ?
- J’avais juste envie de te voir…
- C’est gentil mais j’y crois pas. Tu sais bien que je devais venir demain. Alors 

Evidemment. Il faut bien lui dire, maintenant.

- Hier… Je suis allé dans la chambre de Tom. C’était la première fois depuis que…
Je marque une pause sinistre que Andreas n’interrompt pas. Il me laisse le temps de reprendre la parole.

- J’ai trouvé une sorte de journal intime, sur son lit. Il l’a tenu entre Janvier et Novembre. Et j’ai tout lu en deux jours. A part les lettres d’Alina

Pendant que je parlais, j’ai vu son visage changer d’expression, et je le sens mal à l’aise. Cela m’encourage à continuer.

-J’en a parlé à Gustav hier, et il m’a dit de t’en parler à toi. Alors voilà. Qu’est-ce que tu peux m’en dire ?
Andreas, qui s’était appuyé au canapé, va s’y asseoir et fait alors face au carnet. Il passe ses doigts sur la page mais, comme par respect pour moi, se refuse à tourner les pages. Je vois qu’il fuit mon regard, qu’il regrette d’être venu. A mon tour, j’attends qu’il prenne la parole.
- Tom m’avait parlé de ce journal aussi. En fait… il m’en a dicté la fin, à l’hôpital. Il a pensé que moi seul aurais le courage de retranscrire ce qu’il ressentait. Et il m’a demandé de te le donner quand tu aurais trouvé le cahier et que tu l’aurais lu. Gustav était au courant parce que je leur en avais parlé. Mais ils ne savent rien de ce qu’il m’a dit. Il te l’a réservé. Il voulait que tu saches, en temps voulu. Il m’a précisé à quelle date te le donner. Ce jour-là, si tu le veux, Bill, j'ai les derniers mots de ton frère. Ses trois derniers mois, de Novembre à Février, je les ai écrits. Pour toi.
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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyVen 6 Aoû 2010 - 21:36

Kapitel 10

Etonnement, je crois que j’assimile la nouvelle assez facilement. Disons que j’ai compris ce qu’il a dit, quoi. Je comprends que j’en ai encore à lire, le plus difficile, sans doute. Je comprends aussi que Andreas ne doit pas me le donner aujourd’hui. Il a dit " à une date ". Ca m’avance bien. J’ai envie de lui demander quelle est cette date, et puis non. Je verrai bien. J’ai l’impression que mon cerveau a compris que je ne peux pas en supporter plus pour le moment, et qu’il me pousse à attendre. Alors j’attendrai.

- D’accord, dis-je, tout bêtement. Merci.
Je vois dans le regard d’Andreas qu’il ne s’attendait pas à une telle réaction de ma part, mais qu’il n’osera jamais en demander la raison de peur que je ne change d’avis.
*
Andreas a passé la nuit à la maison. On a dormi chacun sur un canapé dans le salon, et j’ai plus mangé en une soirée que en une semaine entière. Je soupçonne d’ailleurs Andreas d’avoir légèrement exagéré son appétit pour pouvoir me dire " Alleeeez, mange avec moi steupléééé ". Il est maintenant 14h00 et j’attends qu’il sorte de la douche pour pouvoir y aller à mon tour. C’est vrai que je mets toujours autant de temps. Un jour je les surprendrai tous à sortir au bout d’un quart d’heure. Je sais que je peux le faire.


- AAAAAARGH ! ! 
Andreas vient d’égoutter se cheveux mouillés dans mon cou. Perdu dans mes pensées, je n’ai même pas réalisé que la douche s’était arrêté, ni ne l’ai entendu venir. Tout tordu pour éviter que les gouttes glacées ne coulent le long de mon dos encore endormi, je me retourne pour faire face à un Andreas hilare et, de ce fait, assez exaspérant. Je prends la première arme qui me tombe sous la main – heureusement pour lui, c’était un coussin – et le lui balance en pleine tête. Et en plus, je vise bien. Je vois ses cheveux dorés disparaître derrière le projectile et mon ami manque de perdre l’équilibre. On dirait que j’ai de la force, après tout. J’ai envie de lui dire que c’est de sa faute, qu’il n’avait qu’a pas me forcer à manger. Mais je n’ai pas le temps d’ouvrir la bouche que déjà le coussin renvoyé par Andreas me vise comme un missile. Je suis sûr de perdre. L’effet de surprise m’a permis de gagner le premier round, mais ce serait tout. En bonne poule mouillée, je rampe derrière le canapé et hurle.


- Arrête ! Andreas arrête, je me rends !
- Non non non, y a pas de ça ! répond-il en portant l’oreiller bien haut au dessus de sa tête, prêt à me fracasser avec.
- JE VAIS A LA DOUUUUUCHE ! Very Happy
Je sors de ma cachette et coure aussi vite que je le peux à l’étage ou je m’enferme à double tour dans mon QG. Oui, je me douche. Mais au silence qu’il règne dans la maison, je me doute bien que mon ennemi m’attend à la sortie. Je lance le jet et me lave rapidement, puis sors et ne coupe pas l’eau. J’enfile mon caleçon – pas le temps de passer par ma chambre - , m’attache les cheveux et prend le flacon de mousse à raser. Tout va aller très vite. Le bruit de l’eau couvre mes pas et la grande inspiration que je prends avant l’assaut. J’actionne la poignée et saute dehors. La fraction de seconde nécessaire à Andreas pour comprendre ce qui se passe me suffit pour l’asperger de mousse blanche, visqueuse et parfumée. La bouche quelque part sur la tête entartée de mon ami me fait alors remarquer que je " sautille comme un gamin, c’est assez pathétique " et que de toute façon " la vengeance est un plat qui se mange froid ".
Andreas et moi avons passé le reste de la journée à discuter et à regarder la télé. On n’a pas reparlé des lettres de Tom. Il est 19 heures et il vient de partir ; je suis seul chez moi. Je réalise alors que depuis que j’ai appris qu’il y aurait encore des lettres à lire plus tard, j’ai envie de me prendre en main, d’être prêt à les recevoir. J’ai envie de les mériter. Je m’habille un peu et vais au cimetière. Dans la rue, je prends conscience du regard des gens, je marche moins vite. En fait, je marche. C’est la première fois. C’est comme si un voile de maturité s’était posé sur moi, je sais qu’il faut que je grandisse. Même sans le sang qui coule dans mes veines, même sans son souffle qui sortait aussi de ma bouche, je crois comprendre que je ne suis pas si seul dans le monde dans ce cas là. Lorsque je passe le portail, je prends conscience de toutes les tombes autour de moi, de tous ces amis, parents, frères, jumeaux qui ont quitté les autres. En rejoignant la tombe de Tom, je regarde celles autour de moi. Non, je ne suis pas le seul à être seul. C’est assez stupide à dire, mais pourtant c’est ce qui me vient à l’esprit maintenant.
Je m’allonge comme d’habitude sur le rebord de la pierre. Je colle mon flanc gauche contre le marbre, caché à la vue de tous. Le soleil est presque couché, et j’ai un peu froid. Sans ouvrir la bouche, je lui raconte tout. Tom, Andreas me l’a dit. Tom, je comprends. Tom, je vais attendre, et tu seras fier de moi. Tom tu me manques. Tom.. Je t’aime, Tom.
Une silhouette vient cacher les derniers rayons du soleil. Surpris de ne plus sentir sa douce chaleur sur mon visage, j’ouvre les yeux. Au-dessus de moi, Alina se tient figée, horrifiée. Elle n’avait pas du me voir – évidemment que non, elle ne m’avait pas vu – et son gros ventre l’empêchait de fuir. Elle tenait dans la main un bouquet de Lys. Après quelques instants, elle jeta la gerbe sur la tombe et fait demi-tour aussi vite qu’elle le peut. Dans un élan soudain, je me relève et l’appelle.

- Alina !

La fille s’arrête et se retourne. A contre-jour, je distingue mal l’expression de son visage, mais je sais qu’elle soit être abasourdie. Elle hésite et puis fait un pas vers moi. La proximité ne me dérange pas plus que ça aujourd’hui. Je ne me comprends vraiment plus.

- Reste, si tu veux, laché-je

Je suis fier de constater que ma voix reste froide et dure. Ce que je fais, ce n’est pas pour elle. Ce ne sera jamais pour elle. Mais juste pour lui. Je sais que ça paraît absurde, et je crois qu’avec du recul je ne comprendrai pas moi-même. Il y a à peine trois jours j’aurais pu la tuer. Maintenant je m’en fiche. Qu’elle vienne si elle veut. Qu’elle l’aime, pourquoi pas. Elle reste toujours la fille qui l’a tué, et elle doit vivre avec ça. Je ne lui ferai rien. Et ses mioches, je ne veux pas en entendre parler.
Elle s’assoit de l’autre côté de la pierre, et reste aussi silencieuse que moi. De temps en temps, elle me lance un regard. Moi je ne la regarde pas, ou alors avec toute la haine que je peux mettre dans mes yeux, pour qu’elle comprenne que ça ne change rien. Nous restons là une vingtaine de minutes tous les deux, puis elle se lève et part. Ses lèvres tressaillent, comme pour dire " au revoir ", mais aucun son ne sort de sa bouche. Elle partie, je m’allonge complètement sur la tombe de mon frère, et décide de passer la nuit ici. Une autre nuit.
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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyVen 6 Aoû 2010 - 21:40

Bon tout le monde ( s'il y en a )
J'ai encore des suites en stock, mais je vous laisse sur ça.
Je reviens de vacances fin Août, je posterai des suites à ce moment là si vous en voulez :=):
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CloW'

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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyDim 5 Déc 2010 - 13:34

Je veux!!
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axia

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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyDim 5 Déc 2010 - 17:34

je veux bien aussi^^
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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyDim 5 Déc 2010 - 17:41

[font=Georgia]Kapitel 11

L’été est en avance de deux mois. On n’est que le 2 mai, mais le soleil me brûle déjà la peau dès que je mets le nez dehors. Je ne vais voir Tom que le soir, vers 20 heures. J’y passe souvent la nuit. Le reste du temps, je crois que j’écris. Enfin, j’essaie d’écrire, mais vu que j’ai n’ai aucun but, aucun objectif, et que les mots resteront de toute manière couchés sur le papier sans jamais être mis en musique, je n’y vois pas grand intérêt. Je crois que je bois moins, aussi. Enfin, c’est ce que je me dis quand je vois l’état du salon. Il est plus propre. C’est sûrement aussi parce qu’un jour maman est venue à la maison a déclaré que cela ne pouvait pas continuer comme ça. Elle m’a donné un sac, des gants, et tous les deux, on a tout nettoyé. A voir le mur de nouveau propre j’ai eu envie d’encadrer la photo de Tom et moi que Gustav m’a donnée, et de l’y accrocher. Mais quelque chose dans ma tête veut aussi garder cette image secrète, rien que pour moi.
Je ne sais pas trop comment je suis arrivé là. Je suppose que les jours se sont simplement enchaînés comme ils le font depuis toujours, et puis qu’à force de s’enchaîner, on est arrivé au 2 mai. Et puis si je n’y avais pas fait attention, ils seraient déjà bientôt arrivés au 10 Juillet ou au 26 Août.
Toujours est-il que pour l’instant nous sommes le 2 mai et que, comme tous les jours, je n’ai pas grand chose à faire. Les vacances scolaires ont presque commencé pour la plupart des collégiens et j’ai surpris hier deux ou trois campeuses devant chez moi. Il y en a chaque année de moins en moins, mais, vu les circonstances , ça fait déjà beaucoup. Elles me font un peu de peine. En fait, non. Parfois, j’ai envie de sortir, d’en prendre une au hasard et d’aller quelque part avec elle. Boire un verre ou se poser sur un banc. Juste pour qu’elle me rappelle combien on avait aimé Tokio Hotel, combien elle aussi est triste que Tom soit parti. Et puis je me demande si j’aurais pu être ami avec certaines d’entre elles. Si j’aurais pu trouver quelqu’un à aimer, même. Tom l’a bien fait, lui. Et puis ensuite, je me dis que je ne tomberais probablement que sur des hystériques – venir camper devant la maison du chanteur d’un groupe séparé, c’est de la folie, on est d’accord – et que de toute manière elles ne comprendraient sûrement pas que j’en prenne une au hasard, et qu’il n’y a rien à réfléchir là-dessus. C’était comme ça, sur scène, aussi. Un T-Shirt flashy, un sourire, de jolies mains. Il n’y avait vraiment pas de critère. Et quand on a du arrêter de faire monter des filles sur scène parce qu’elles recevaient des menaces, je me suis dit que le monde était fou et qu’on était aussi bien enfermés chez nous. Sauf qu’être enfermé tout seul, c’est pas vraiment marrant. Alors, presque un jour sur deux, je vais chez Andreas pour profiter de sa piscine. Georg et Gustav viennent aussi. D’ailleurs, là, je suis sur une chaise longue dans son jardin, et les trois mecs sont à côté de moi. Il fait bon à l’ombre.

- Hmm… Faut que je vous dise un truc…

C’est Andreas qui a parlé. Je relève la tête et vois que Gustav s’est tourné vers mon ami. Georg, à côté de moi, n’a pas bougé. Je lui file un coup de pied entre les côtes et il se réveille en sursaut.
- Awouah Bill ! T’es con ou quoi ? !
- Andreas veut parler. Vas-y, on t’écoute.
- Mmh… en fait… ça fait longtemps que je veux vous en parler. Mais je sais pas comment vous allez l’interpréter et je voudrais pas que croyiez que…
- Bon accouche, mec, dit Gustav.
- Je fais de la guitare. J’en fais depuis deux ans à peu près.
- Pourquoi tu ne nous avais rien dit ? demande Goerg en se relevant.
- Bah… avant j’osais pas parce qu’il y avait Tom qui avait un bien meilleur niveau que moi, et puis maintenant que… enfin… je veux pas que vous croyiez que je veux le remplacer, hein. Mais c’est juste que… J’aimerais bien pouvoir jouer avec vous. De temps en temps.

Andreas regarde les garçons un par un, et s’arrête plus longuement sur moi. Georg et Gustav me fixent aussi. Ils ont tous compris que d’une certaine manière la réponse dépend de moi. Andreas baisse les yeux. Je crois qu’il regrette déjà ce qu’il a dit. En fait, je suis presque sûr qu’il croit que j’ai mal interprété son intention. Je souris.

- Franchement, t’abuses, mec. Ca fait des mois que j’écris dans le vide. T’aurais pu le dire avant, on aurait essayé d’en faire quelque chose. Pff, t’es vraiment tout le temps à la masse, toi.

Un sourire en coin apparaît sur leurs bouches. On dirait que je suis un tyran. Peut-être l’ai-je été. On m’a souvent traité de diva. C’était certainement vrai. Toujours est-il que la musique a toujours été dans ma vie. Et je crois que m’y remettre avec eux, ça me fera du bien. Evidemment, ce ne sera pas pareil. Mais ça sera déjà ça.
*
Cela fait trois semaines que je n’ai pas vu Alina au cimetière. De toute façon, nous n’échangeons pas un mot, à peine un regard. Peut-être que l’on dit les mêmes choses à Tom, je ne sais pas. Ce soir, j’étais seul sur sa tombe. Je suis rentré, maintenant. Il est deux heures du matin, et j’avais soif. J’ouvre une cannette de coca et m’affale dans le canapé. Je repense à Alina, qui pleure souvent quand elle parle. Et par association d’idées, je me rappelle qu’il y a encore ses lettres dans le journal de Tom. Je ne les ai toujours pas lues. Le journal, lui, est rangé sous la petite table du salon sur laquelle mes pieds sont posés. Je prends une autre gorgée, m’essuie les mains sur mon vieux jean et ouvre le petit carnet. Il y a environ une demi-douzaine de lettres non datées. Je prends celle du dessus, sans doute la première de toute et commence à lire l’amour de cette fille qui a tué mon frère.
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MARMOTTE
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MessageSujet: Re: [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen   [Fanfiction ] Suche nach meinem Regenbogen - Page 2 EmptyLun 16 Avr 2012 - 1:22

suite ou pas ?
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